Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre entreprise ?

Je suis M. Rolland, gérant d’Océanet. Notre société intervient, pour les trois quarts de notre activité, sur la zone de Poitiers. Nettoyage industriel, nettoyage chez les particuliers, bureaux, vitrerie, sols, traitement des parquets représentent l’essentiel de nos activités. Concernant le nettoyage, nous avons une dizaine d’agents. Mais nous avons un autre secteur, c’est l’activité hôtelière. On a des équipes de femmes de chambre, une quinzaine de personnes, qui interviennent pour faire les chambres tous les jours.
Nos collaborateurs sont tous salariés, douze sont à temps complet, d’autres sont à temps partiel.

Depuis combien de temps la société existe-t-elle ?

Ça fait dix ans, mais moi j’ai repris la société il y a 3 ans.

Etiez-vous dans ce domaine professionnel auparavant ?

Pas du tout ! J’étais agriculteur, plus particulièrement éleveur. J’ai quitté le métier par lassitude et à cause du manque de visibilité dans l’élevage…

Vos salariés sont-ils présents depuis longtemps ?

Il y a plusieurs situations : j’ai des équipes qui sont là depuis longtemps mais dans le ménage il y a des gens qui tournent beaucoup surtout dans le secteur femmes de chambre. En ménage pur, ce sont les mêmes qui restent. Il peut y avoir quelques départs, mais ça reste stable. Et les clients n’aiment pas les changements !

Actuellement, quelle est votre clientèle ?

Essentiellement des professionnels. Mon chiffre d’affaire c’est 90 % de professionnels et 10 % de particuliers. Mais on a décidé de se diversifier un peu. C’est pour cette raison que j’ai rejoint la coopérative. Pour faire bénéficier les particuliers du crédit d’impôt et pour la démarche de la coopérative.

C’est l’historique de la société qui veut cela ?

Oui, l’entreprise travaillait uniquement avec les professionnels.

Quel est votre secteur d’intervention ?

On travaille sur toute la Vienne. Si on nous appelle pour le sud de la Vienne, on y va. Pour le nord de la Vienne, aussi.

Est-ce un secteur concurrentiel ?

Oui c’est hyper concurrentiel, à Poitiers, il y a énormément de sociétés.

Que représente l’hôtellerie pour votre société ?

45 % de nos activités. C’est important. Actuellement l’activité est réduite.

Avez-vous une clientèle fidèle ?

Oui, il n’y a pas de mouvements de clients. On travaille très peu avec les offres publiques, elles sont tellement volatiles ! Un jour vous avez le marché, un jour vous ne l’avez plus.

Comment vous démarquez-vous de vos concurrents ?

D’abord, la société a 10 ans, elle est connue. Ensuite, nous sommes une société familiale, nous ne sommes pas une société exponentielle avec beaucoup d’agents. Nous avons l’avantage de pouvoir suivre les travaux et pouvoir contacter le dirigeant facilement si nécessaire. On reste une entreprise à taille humaine.

Comment démarchez-vous ? 

Comme toutes les entreprises : en contact direct, par le bouche-à-oreille, par les Pages jaunes…

Avez-vous été impacté par le confinement et la crise COVID-19 ?

Avec l’hôtellerie, ça a été très compliqué parce que le taux de remplissage a été très faible. Bien que juillet et août se soient bien passés, actuellement le remplissage des hôtels reste très difficile.

Comment avez-vous occupé vos salariés ?

Il y a eu du chômage partiel jusqu’à maintenant. Mais si l’activité ne repart pas, il n’y aura pas le choix, ce sera le licenciement. Jusqu’à fin décembre, il y a possibilité de chômage partiel. Par la suite, on verra ce que l’État mettra en place et on gérera à ce moment-là. De toute façon, aujourd’hui, on gère au jour le jour. On ne peut pas gérer à long terme, c’est impossible.

À propos de la coopérative, comment l’avez-vous connue ?

C’est un de mes voisins – cogérant, Mickaël Brégeon, qui m’en a parlé. Et j’ai pensé qu’il pouvait être intéressant de développer « le service à la personne ». En société « standard », nous n’avons pas le droit de faire bénéficier du crédit d’impôt, ou alors il faut une autre structure.

 

Depuis combien de temps êtes-vous coopérateur ?

Ça fait trois mois !

Que pensez-vous de vos trois années de gérance ?

Malgré la crise, l’activité reste convenable. Sans cette crise, nous aurions eu un développement plus important. Malgré tout, nous avons réussi à maintenir le chiffre d’affaire tout en ayant moins de commandes, de clients. Mais on a réussi à avoir un nouveau carnet d’adresses de clients, ce qui nous a permis de de garder le chiffre d’affaire constant. Tout le secteur a été touché.

Quels sont vos projets de développement ?

Grâce à la coopérative, nous ciblons les particuliers qui auraient besoin d’une personne pour le ménage, par exemple. Et puis, nous cherchons, comme toutes les entreprises, à prospérer : trouver des marchés régulièrement, tout en gardant le côté gérable et l’aspect humain.

Quel est votre point fort ?

C’est la qualité du service ! Être disponible même si quelque chose ne va pas ; le client appelle, on va le voir – sans majorer notre facture. On est là pour écouter les gens et répondre au mieux à leurs attentes. Le personnel est bien chez moi, il n’a pas envie de bouger. Donc on va continuer comme cela, dans une démarche de qualité.

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