Quel est votre parcours ?

« Je suis paysagiste depuis 18 ans. Comme beaucoup, je me suis d’abord « cherché » quelque temps. Après la classe de 3e, j’ai prospecté différentes voies et quand j’ai découvert « le paysage », ça m’a plu tout de suite. J’ai suivi une scolarité au lycée de Thuret et j’ai passé un CAP-BEP, j’ai appris le métier dans l’entreprise Pironnet à Buxerolles. Je suis resté 14 ans dans l’entreprise, avec le projet lointain de, peut-être, reprendre l’entreprise, en association ou pas.

Comment avez-vous évolué ?

Je me suis rendu compte que j’avais envie d’exprimer ma créativité, mes compétences, d’aller au bout de mes idées. J’avais besoin de liberté. Ces quatre dernières années, j’ai été auto-entrepreneur, en plus de mon travail. Cela m’a permis d’aborder la relation client, la communication. Une formation sur le tas, en quelque sorte.
Après 14 ans chez Pironnet Paysagiste, j’ai démissionné. J’étais « rincé » ! J’ai connu une période de chômage et donc de questionnement. Mais j’avais les clients fidèles de mon auto-entreprise puis, par le bouche-à-oreille, j’ai eu de plus en plus de clients. J’ai alors travaillé à plein temps.
Il a fallu que je change de statut et je suis passé en « entreprise individuelle ». Maintenant, j’ai une totale liberté

Des formations, peut-être ?

J’aime prendre des risques. Aujourd’hui par exemple, je pars en Bretagne rejoindre un autre paysagiste, concessionnaire de piscine Biodesign. Je vais l’aider à faire sa piscine d’exposition pendant plusieurs jours. (Il y a quelques années, j’ai travaillé avec un pisciniste qui m’a ouvert à cette partie du métier, il m’a donné le goût d’aller voir plus loin dans ce domaine.) Si le produit Biodesign me plaît vraiment, je contacterai les Italiens qui commercialisent le concept.
Ces Italiens préfèrent les paysagistes car nous avons plus l’œil des proportions, du jardin, des végétaux. Une piscine Biodesign, c’est quelque chose de très graphique, c’est une piscine « lagon ». J’ai cherché longtemps avant de trouver ce concept intéressant. Il y a trop de concurrence sur ce secteur, il fallait que j’innove.

Quels services proposez-vous ?

Je fais de la taille d’entretien, de l’élagage (j’ai fait toutes les formations). Je fais aussi de la création paysagère. C’est un domaine très large qui va du mur de clôture aux pergolas en bois, en passant par les cabanons, les murs de soutènement… et bientôt peut-être des piscines…

Pourquoi êtes-vous coopérateur ?

J’ai intégré la coopérative pour proposer une déduction fiscale à mes clients. Aujourd’hui c’est presque incontournable de proposer cette démarche. Ça se sait et cela m’apporte d’autres chantiers. Pour moi, les démarches administratives sont facilitées car elles ont été expérimentées par des collègues et c’est rassurant. De plus, la coopérative ne prend que 5% de commission, c’est très correct ».

Damien Richard
06 65 28 74 86
richardpaysagiste@gmail.com